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| Quelques recommandations a propos des thérapies en ligne |
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Ecrit par Yann Leroux le 13-09-2007 (lu 2908 fois)
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| 13-09-2007 | |
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Le développement de l’Internet en France, et surtout du haut débit, conduit à des à de nouvelles offres ou à modifier les propositions existantes. Les psychothérapeutes, comme d’autres professions, ont à faire avec cette nouvelle donne.
Il existe depuis quelques mois sites qui proposent des psychothérapies en ligne. Ils sont moins d’une dizaine, mais il est facile de prévoir une explosion de cette activité dans un futur proche. Les dispositifs utilisés sont variés : web cam, mail, ou bavardoir. Les prix se sont à la minute ou par « pack » ou encore à la séance. Les psychothérapeutes se font connaître va liens commerciaux ou directement sur les forums. On parle de « thérapie par téléphone et par ordinateur ». Les champs théoriques explicités vont de l’analyse centrée sur la personne à la psychanalyse en passant par des pratiques exotiques ou farfelues. Il est tout a fait normal que les psychothérapeutes se saisissent de ce que la technique et le mouvement d’une société toute entière proposent et qu’ils tentent de l’intégrer dans leur cadre de travail. Il est extrêmement préjudiciable que cette saisie se fasse sans interrogation sur les dispositifs utilisés, sur leurs indications et sur leur portée. Cela est préjudiciable pour les patients qui s’engagent dans un traitement sans être informés sur son caractère tout à fait expérimental. Cela est préjudiciable pour les théories utilisées qui sont transbordées en ligne sans que personne ne semble se demander si les notions clés de la techniques considérée ont survécu au voyage. Les associations professionnelles ne semblent pas avoir pris la mesure de l’ampleur des changements qui s’opèrent. A ce jour, aucun colloque sur les pratiques en ligne, aucune prise de position des syndicats ou associations de psychologue et de psychothérapeute. Même en ligne, il semble impossible de discuter avec les thérapeutes en ligne de leur pratique. Ce silence prive les praticiens d’échanges, de confrontation autour des idées, des positions. Il laisse ceux qui se vivent comme pionniers pas beaucoup d’alternatives entre le sentiment d’une pratique transgressive ou les illusions prométhéennes alors que les collègues anglo-saxons ont une expérience qui se compte en décennie, des revues, des colloques, des débats… Le retrait des organisations professionnelles francophones sur cette question est inquiétant, car si les thérapeutes n’organisent pas eux même leurs pratiques il est évident que les règles éthiques qui doivent ici nous guider impérativement seront remplacées par des règles commerciales. Pour la personne qui souhaite s’engager auprès d’un praticien pour un travail en ligne, il est des éléments clé à s’assurer concernant le praticien etle type de travail proposé 1. Le praticien Etre thérapeute en ligne signifie d’abord être thérapeute. Le praticien devra donc avoir la formation nécessaire et suffisante dans le type de travail qu’il propose. Il doit être clairement identifiable par son état civil, ses diplômes et son adresse hors ligne. Il devra être également suffisament a l’aise dans l’utilisation des différents dispositifs (chat, mail, forums…) qui existent sur Internet, et avoir une connaissance aiguë des spécificité de cet espace. Le praticien doit respecter les codes éthiques et déontologiques de sa pratique. Le praticien doit respecter les dispositions législatives du pays dans lequel il exerce et les faire connaître à son client lorsqu’elle s’imposent à lui. 2. Le travail en ligne Toute personne sollicitant une aide en ligne doit être informée par le praticien auquel elle s’adresse sur le travail qui va lui être proposé en termes en coût, de délai de réponse, de durée et de processus engagés. La présence sur Internet peut poser des problèmes dont il faut être conscient. La confidentialité ne saurait être garantie de la même manière qu’au cabinet du praticien. Les échanges peuvent être perdus ou envoyé a un autre destinataire par erreur, ou encore la messagerie électronique des protagonistes peut être lue par un tiers. Le thérapeute doit prendre cet élément en compte en proposant par exemple l’utilisation d’un programme de cryptage. Même si tous les échanges commerciaux de l’Internet sont basés sur l’avance faite par le client, il me semble plus sûr, dans le cadre du travail en ligne, que le paiement se fasse toujours après. Cela laisse ainsi à chacun la possibilité de rompre la relation avec le traitement sans être gêné par des histoires d’argent. Des procédures à suivre en cas d’urgence devraient être discuter : qui joindre si le praticien en ligne n’est pas disponible ? Quel professionnel le praticien en ligne peut il joindre en cas d’urgence (tentative de suicide, délire, mises en danger de soi ou d’autrui) Le praticien doit faire savoir quelles traces il garde des échanges, ce qu’il va en faire, des mesures de sauvegarde et de protection qu’il utilise. |
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