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| Une introduction au WISC-IV |
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Ecrit par melie le 03-07-2006 (lu 27959 fois)
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| 03-07-2006 | |
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Le celèbre WISC est livré dans sa toute dernière version. Il introduit, comparativement au WISC-R qui est tradionnellement utilisé pour faire une évaluation du fonctionnement intellectuel, quelques nouveautés.
Compte-rendu de la Journée de formation du 14 juin 2006 menée par René Pry I - LES BIAIS 1. L’effet Flynn C’est le constat que plus on avance dans le temps, plus les performances générales de la population augmentent. Une personne de 1920 aurait à notre époque un QI plus faible qu’a la sienne. D’où l’intérêt de réactualiser pour éviter une surévaluation. Les explications à cet effet sont multiples : facteurs environnementaux, nutritifs, organiques (augmentation de la taille et du poids moyen…). 2. La différence entre sexes La variabilité est plus grande chez les hommes, ils sont plus représentés que les femmes dans les populations extrêmes.3. La surreprésentation des minorités, biais interculturel On constate une différence de jusqu’à 15 points entre les enfants immigrés et les autochtones. Cela pose la question de la rupture et du passage d’un environnement culturel à un autre…II - FONDEMENTS THEORIQUES DE L’INTELLIGENCE Le WISC-IV intègre plusieurs changements : - Modèle factoriel : idée d’une intelligence générale composée de plusieurs facteurs. - Intelligence fluide : c'est-à-dire qu’elle ne dépendrait pas du contexte, de l’environnement ou d’un traitement intellectuel verbal. - Mémoire de travail : dont dépendent divers problèmes tels que la dyslexie, la dyscalculie… - Vitesse de traitement - Le rapport entre les processus mentaux et les performances. 1. La notion d’intelligences indépendantes Elle est basée sur les conséquences des lésions cérébrales, une histoire développementale propre à l’individu, une histoire symbolique… - Le consensus international se fait sur les diversités des intelligences mais pas l’indépendance entre elles.Exemples : Linguistique, Logicomathématique, Musicale, Kinesthésique…etc. Autre exemple de modèle de Sternberg, intelligences : - pratique (adaptative) - analytique (interne) - créative 2. La Notion d’intelligence générale IL’intelligence générale tient compte des différents domaines d’intelligence et de leur façon de s’organiser entre eux. 2 composantes ressortent pour le facteur G : Intelligence fluide : elle concerne le traitement des infos et diminue au cours de la vie. Intelligence cristallisée : augmente et se stabilise au cours de la vie. Au court de la vie, il y a des moments d’association ou de dissociation des intelligences, selon - La présence d’une pathologie - Le contexte d’apprentissage, par exemple : lorsqu’il y a plus de choses à traiter on constate une déliaison des secteurs d’intelligence. Le classement (QI) reste stable mais la variation se fait sur l’interprétation de l’évaluation (agencement des processus mentaux à l’œuvre). Le WISC-IV introduit dans les réponses aux items cette notion de compétence du sujet en plus du niveau de difficultés. III - WISC-IV 1. Passage du WISC-III au WISC-IV : Les formes d’intelligences évaluées sont différentes et les corrélations entre les 2 tests sont franchement flaibardes. La partie verbale reste assez comparable mais pas la partie pratique car elle ne propose pas la même évaluation de l’intelligence fluide. Au total 6 enfants sur 10 auront la même variance d’un test à l’autre. 2. Les nouveaux subtests sont : - Identification de concepts Matrice Séquence lettres - chiffres - Barrage aléatoire et structuré (indice sur le contexte d’apprentissage adéquat pour l’enfant avec ou sans cadre.3. Il y a plus de sensibilité : L’épreuve des cubes peut être passée sans bonification de temps (selon le stress ou non) - La mémoire des chiffres en ordre direct et indirect (ça change pas quoi)4. Plusieurs stratégies de résolutions peuvent être repérées : Séquentiel – simultané Ascendant – descendant Synthétique – analytique Passage du global au détail et inversement Il n’y a plus de notion de retard mental, l’échelle va de « très faible » à « très supérieur ». IV – EN PRATIQUE 1. L’analyse : Lorsque le profil n’est pas homogène et donc hétérogène (ce qui est le plus fréquent) il faut vérifier l’écart type entre les indice du QI. S’il dépasse 23points, le QI n’est pas interprétable en tant que tel, c'est-à-dire qu’il ne peut pas représenter un résumé des capacités de l’enfant. De même l’écart type entre subtests d’un même indice ne doit pas dépasser les 5points, au-delà, le chiffre du subtest n’est pas représentatif des capacités utilisées. Mais que faire alors ? Et bien reste à observer les variations entre indices et entre subtests et à émettre des hypothèses par rapport aux processus mentaux qu’ils engagent. 2. Le compte rendu se compose donc de ces 5 parties : 1. les résultats chiffrés 2. les zones de niveau concernant les indices et le QI (très faible à très supérieur) 3. vérifier ce qui est interprétable : homogène ou non… 4. décrire les processus psychologiques qui entrent en jeu 5. conclusion (répondre à la question, selon contexte de l’évaluation) 3. Peut on comparer d’anciens protocoles à un WISC-IV ? Les performances (résultats chiffrés) en elles mêmes ne sont pas comparables, mais il est très intéressant de comparer l’organisation des processus mentaux. |
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| Dernière mise à jour : ( 29-08-2006 ) |
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